Une Société Historique relancée
2005

la bibliothèque, aujourd'hui salle Alexandre-Michaux, est ouverte aux amateurs d'histoire locale.

Avec les célébrations du bicentenaire s'achève la présidence de Roger Allégret, Longtemps vice-président chargé des acti­vités culturelles, Alain Arnaud lui succède début 2003. Avec lui, l'équipe du Bureau, également rénovée, souhaite travailler dans la pleine visibilité d'actions et procède donc à la révision des « fondamentaux » de la Société : les statuts sont remis « à plat » et soumis à une Assemblée Extraordinaire qui les entérine, les finances sont largement débattues avec les adhérents, la déclaration d'utilité publique de 1916 est remise en lumière, la responsabilité de la Société vis-à-vis du Musée est redéfinie avec le Conservateur et la Ville.

Cette dernière, accédant à une demande de longue date, accorde par convention à la Société l'usage d'un local réservé, qui, jouxtant le Musée, va constituer le siège officiel de la Société. C'est là qu'est progressivement aménagée la bibliothèque historique accumulée depuis des décennies
De fortes compétences la conduisent actuellement vers un équipement informatique de bon niveau et, par là, à la prochaine ouverture d'un site Internet spécifique, grâce auquel, année après année, les adhérents, les enseignants, les scolaires auront accès direct à une foule d'informations d'histoire régionale. Plusieurs autres sociétés d'histoire de l'Aisne mènent d'ailleurs la même démarche, qui élabore donc, pas à pas, un futur réseau sur le riche passé départemental.

 
Tournée, par nature, vers le passé, la Société Historique Régionale achève de se muer en un lieu moderne de recherches, d'échanges et de communication autour de l'exceptionnel patrimoine du Valois, jadis domaine royal, naguère et à de multiples reprises champ de bataille, aujourd'hui terre de riche culture, dans les deux sens du terme ! Après avoir traversé ensemble un siècle complet, la Société et le Musée cen­tenaires restent solidaires, au service de la Ville et de sa couronne. Tel est bien le « miracle Dumas » : romancier le plus lu et le plus traduit à tra­vers le monde, il a toujours su insuffler dynamisme et joie de vivre à ses amis (« j'aime qui m'aime » était sa devise) et réveiller ceux qui auraient risqué de l'oublier.