Une petite Académie cotterézienne
1958 - 1980

assemblée générale de la Société avec Claude Vivant, Pierette Bègue,
Marcel Leroy, Léon Vergne, Marcel Froissard (vers 1978)

quelques publications de la Société

Affable et cultivé, le président Moreau-Néret, haut-fonctionnaire résidant à Largny, sait attirer les compétences, faciliter les échanges avec la Ville, séduire un nouveau public, relancer une activité historique vivante, avec soirées-conférences, sorties, expositions thématiques d'esprit local. Parmi ces dernières : le petit commerce, le château au 18e s., le jeu d'arc, les routes et chemins, les métiers de la forêt, les peintures de Demeurisse... Les ressources n'étant plus grevées par les charges du musée, l'équilibre financier est mieux assuré et permet d'investir dans les acquisitions d'une bibliothèque régionale comme dans l'édition de documents sur le château, le patrimoine de la ville ou de certains villages environ­nants.
La Société retrouve peu à peu sa place logique dans la cité et dans tout le Valois de l'Aisne, où des actions locales sont engagées avec succès. La presse leur accorde alors une place légitime, à la dimension de ses efforts.
On ne peut citer tous ceux qui, pendant plus de vingt années, participent à cette redécouverte du passé local, d'abord autour d'André Moreau-Néret, défenseur des petites églises, puis de son successeur Marcel Leroy (élu en 1974), directeur d'école et véritable mémoire vivante du pays cotterézien : Eugène Toupet et l'archerie, Jacques Chauvin et son amour pour la forêt de Retz, Claude Vivant et l'agriculture régionale, le pharmacien Marcel Frossard et son intimité avec les Dumas, Léon Vergne et André Rain, gestionnaires à la Ville et passionnés de jadis, l'instituteur Franc-Louis Depoutot et son pays de Vez, Pierre Pottier et la sauve­garde du patrimoine religieux en péril, Mme Bègue, fidèle à suivre la vie du Musée en l'absence du conservateur, sans oublier Bernard Ancien lui-même, président de la Société historique de Soissons, qui accompagne sa consœur de Villers pendant quelques années...

 

priorité à l'histoire locale...

Entre initiatives, savoirs individuels, recherches d'archives, expositions temporaires, édition de monographies et d'articles, la Société historique anime et intéresse, manifeste vie et compétence, rend proche l'histoire locale.

 

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Elle rassemble jusqu'à 240 adhérents, largement présents dans les visites commentées de villages, les sorties thématiques, les congrès. Et toute cette activité trouve logiquement son reflet dans les pages annuelles des Mémoires de la Fédération. Des dizaines d'études locales en témoignent.